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 Soirée spéciale

Soirée spéciale  
   

 Soirée spéciale Les Mauvaises Langues
   

Le 18 novembre 2002 dans les studios de France Bleu Nord à Lille (de 20h à 23h)
   

 à l'occasion de la sortie du 2ème album "Du vent dans les têtes"
   
   

 Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'assister à cette soirée spéciale, ou de ne pas l'avoir écouté en direct sur France Bleu Nord, et pour les fans qui souhaitent redécouvrir cette fabuleuse soirée... voici ce qui s'est passé ...
     
   
    IL EST 20 H
Une soirée pour apprendre à mieux les connaître, des invités surprises que l’on découvrira dans le déroulement de cette émission et puis aussi des témoignages et des invités ici présents dans le public et pour cette belle aventure, nous sommes partis jusqu’à 23 H sur France Bleu Nord.
      On les entend sur France BLEU NORD depuis 2 ans.
      Le groupe est composé de 6 garçons épatants.
  - Hervé Bassiste
- Philippe au chant
- Bertrand à la guitare électrique
- Julien à la guitare acoustique
- Benjamin à la batterie
- Nicolas au violon

 

    Vous ne vous êtes pas réveillés tout les 6, un matin en disant « Tiens, demain on va créer le groupe « Les Mauvaises Langues ». IL y a une petite histoire derrière çà.
      Philippe, tu nous en parles, un peu :
« C’est vrai que ça a mis du temps pour en arriver à cette formation là. Au départ, j’ai rencontré Hervé, le JOLI BASSISTE ». On s’est rencontré à la Fac, puis petit à petit, Bertrand est arrivé, ensuite Julien, le petit Benjamin nous a rejoint ensuite. En fait, Nicolas est arrivé sur l’enregistrement du 1er album. Au départ, uniquement pour faire quelques prises de violon, puis depuis il ne nous a plus quitté. »
      NICOLAS
« Musique allemande. Disons, moi j’ai plutôt une culture classique. C’est à dire que j’ai fait mes études au Conservatoire et maintenant donc je suis professeur de violon l’Ecole Nationale de Musique de Tourcoing. »
     

HERVE
« Moi, je représente un peu la famille des autodidactes dans le groupe. Je viens de quelque part. J’ai commencé la musique, assez tôt, mais vraiment sans aucune méthode, ni rien et en fait, pour moi, tout a un peu commencé lorsque j’ai rencontré Philippe en 1990, on a été à la fac ensemble et on ne s’est plus quitté. Je crois que je n’ai pas beaucoup joué avec d’autres chanteurs depuis bientôt 12 ans. Je crois que je suis le seul bassiste avec qui t’a joué depuis ce temps là. En fait, on travaille au moins depuis le départ ensemble.

Au début, on a commencé par faire des reprises, soirées étudiantes, galas de fin d’année, on faisait un peu tout, puis il est arrivé le moment où on avait envie de faire un peu des compositions personnelles, des choses qui nous tenaient plus à cœur donc on a commencé à écrire, au début cela allait souvent à la poubelle et puis après un petit peu moins, de moins en moins et on a décidé de structurer cà , de former un groupe et après c’est l’histoire classique d’un groupe de Rock, en fait les 1er concerts et les 1er musiciens qu viennent se raccorder. »

      JULIEN
« Avant d’intégrer les Mauvaises Langues, à l’époque cela s’appelait différemment « Les Mascarades », je jouais dans des formations (Jazz, Blues, Folk, Rock). Je jouais un peu partout. J’avais pas mal de formation.
Ma formation musicale : moitié Autodidacte, moitié conservatoire râté. »
      PHILIPPE
Je n’ai pas de formation musicale sauf que j’avais fait 1 an 1/2 d’accordéon.
A l’époque, c’était vraiment la honte. J’étais au collège, ma grand-mère m’avait payé des cours d’accordéon et j’avais honte de le dire aux copains, donc cela a été ma seule formation musicale alors qu’aujourd’hui, c’est redevenu à la mode et c’était pas très branché à l’époque.
Je suis presque arrivé au chant par hasard. Un beau jour, il a fallu un chanteur. quand on s’est rencontré avec Hervé. Puis je me suis dit « Allez, je vais me mettre derrière le micro » et je me suis retrouvé chanteur un peu par hasard. Je faisais un peu de guitare, je chantais avec les amis et puis voilà je me suis retrouvé derrière le micro, mais sans avoir pris de cours, donc je fais aussi partie de la famille des autodidactes.
Je fais une partie des chansons, c’est venu aussi par hasard, il a fallu écrire, ce n’était pas au départ une vocation et puis après, on y prend du plaisir.
      BENJAMIN, le petit frère de Nicolas
J’ai commencé par le conservatoire aussi et après un peu de Jazz, puis j’ai rencontré Julien dans un groupe de Blues et qui m’a amené à jouer avec ces gars là.
         
      Et le p’tit dernier BERTRAND
Donc, moi c’est tout simple, je me suis fait j’ter du casting de la « Star Académy », donc les Mauvaises Langues, suite à çà m’ont recruté, l’unique solution.
         
     

 

 
         
      INVITE SURPRISE : Guy Marseguerra, producteur, organisateur de spectacle, Vérone, Splendid
Je suis producteur heureux des Mauvaises Langues.
C’est un groupe que j’aime beaucoup et je pense que l’on va franchir un palier avec ce second album .
      Notre équipe à Vérone Music, c’est une douzaine de personnes, entre les techniciens, l’attaché de presse, le régisseur et le producteur.
      La 1ère fois que je les ai rencontrés, il y a 3 ans 1/2, c’était à un concert au Splendid, puisqu’on gère aussi le Splendid.
Ils participaient à un concours et on avait beaucoup aimé ce qu’ils faisaient.
      Philippe vous vous souvenez de cette rencontre ?
On arrivait pour la 1ère fois dans cette salle du Splendid qui est déjà une salle impressionnante et puis suite au concert que l’on a donné là bas, on s’est rencontré. Puis Guy et Vérone nous ont proposé de participer à la compilation de « Raoul ». C’était déjà un 1er honneur, on peut dire. Vérone nous a dit : « cela nous intéresserait que vous fassiez un titre sur cette compilation » et puis on a continué à travailler ensemble sur le 1er album et puis depuis on ne s’est plus quitté.
      Le Splendid est une salle à Lille Fives qui peut contenir 970 personnes.
      Comment avez-vous eu la confiance de Guy Marseguerra ?
PHILIPPE

Cela s’est fait relativement vite, on a travaillé sur cette compilation, donc on nous a dit « vous allez faire un titre sur une compilation en hommage à Raoul, » c’est un personnage mytique de mon enfance que j’écoutais chez mes grands parents et un moment donné un producteur comme Guy dit « Bien voilà, cela m’intéresse et on va faire un album ». Le feeling est passé très vite et on y va. On se lance dans l’aventure.
      GUY MARSEGUERRA a craqué sur 250 000 heures de vol
Je pense que c’est le plus grand groupe de l’an 2000, cela va être énorme « les Mauvaises Langues .
      Ce qui a suivi de cette rencontre
      Guy MARSEGUERRA
Le groupe a plu à toute l’équipe. C’est un peu une affaire familiale. Vérone est le nom de mon père.
Les Mauvaises Langues, c’est un peut aussi une famille.
On veut que cela soit une famille. On veut que les gens s’intégrent à notre équipe.
On discute beaucoup et je décide. J’essaye d’être un producteur, j’ai un peu l’oreille du public.
      Etes-vous des musiciens heureux d’avoir un producteur comme Guy Marseguerra ?
PHILIPPE

Je pense que cela serait très difficile de dire non, vu l’aventure que l’on connaît aujourd’hui. C’est vrai que depuis 3 ans 1/2, on a appris à se connaître, aujourd’hui on est pratiquement tous les jours chez Vérone, au Splendid. On y passe parce que l’on a besoin d’y passer. On y répète et on a besoin d’aller voir les gens. C’est vrai qu’il y a eu une aventure collective déjà au sein du groupe. Guy parlait de l’esprit de famille, c’est une aventure on a tous le même projet et oui on est heureux.
      GUY MARSEGUERRA
Je respecte beaucoup leur travail, je les aime et que l’aventure va continuer longtemps.
      INVITE SURPRISE : Arnaud Delbarre, ex directeur du Zénith de Lille –Actuel directeur de l’Olympia à Paris, Bassiste des Stocks, Fils de Raoul.

 
       

 Guy Marseguerra et Arnaud Delbarre
      Amitiés et fierté pour ce groupe d’artistes.
Je suis là et j’ai tenu à être là.
C’est vraiment une grande joie de les voir et ils me surprennent à chaque fois que les vois. C’est une grande fierté.
      La 1ère fois que je les ai entendu, c’est à la fin de l’enregistrement, lors d’un hommage "vous otes " et où vraiment le boulot qui avait été fait par l’ensemble des groupes était génial et le travail de production qu’avait fait Vérone avec toute l’équipe était impressionnant parce que j’avis absolument pas voulu aller en Studio écouter quoi que ce soit avant et je dois dire que cette chanson, ils en ont fait une adaptation qui était très très proche de l’esprit dans laquelle Raoul chantait cette chanson là dont çà c’est vraiment très très fort de la part des gens qui sont d’une toute autre génération.
      Et la seconde fois que je les ai vu, c’est lors du concert de la braderie de Lille avec France BLEU où on est allé après manger dans le « Palais Rio » et on a eu une longue discussion sur ce qu’était ce métier. Ils me posaient des questions et je leur en posais un peu en retour. Je ne suis vraiment pas étonné de ce que je parle souvent d’eux, parce qu’ils ont une chanson « Paris-Lille » et qui est la chanson qui est en train de devenir à Paris, l’hymne des « chtis » qu sont un peu expatriés et cela nous touche vraiment. Il y a une grande fête pour la St Nicolas des gens du Nord à Paris et on a vraiment tenu à ce qu’ils viennent. On est vachement fier de les avoir et ce qu’ils viennent nous voir.
      La vision du métier d’artiste, de chanteur qu’elle est –elle du côté des Mauvaises Langues ?
PHILIPPE

Je pense que c’est quelque chose qu’on est en train de découvrir parce que c’est vrai que l’on a pas mal tourné en région. On a des contacts avec Vérone et puis c’est un métier pour nous depuis pas très longtemps. Cà fait pas encore un an que c’est devenu complètement notre métier. On en a une vision, des visions différentes parce qu’on a rencontré de plus en plus de monde dans ce métier. On a différents retours et j’ai l’impression que chaque parcours est vraiment individuels, il n’y a pas d’école, de parcours typiques donc on écoute beaucoup de gens comme Arnaud.
      Quels conseils, il vous a donné ?
PHILIPPE

La 1ère chose, çà n’a pas été un conseil, quelqu’un comme Arnaud qui était déjà le fils de Raoul, c’ était déjà une chose importante, à la fois musicien et directeur de salle.
C’est vrai, je me souviens après la braderie, quand il nous a dit d’une part qu’il avait aimé et que d’autre part, il pensait que cela pourrait aller beaucoup plus loin, c’est vrai que ce type de conseil compte quand vous faites des choix en tant qu’artiste, que vous dites « tiens, c’est quand même un gars comme çà », qui dit « çà me plait et continuer les p’tits gars » ça fait du bien car dans ce métier on prend aussi des claques et donc ça fait du bien.
Il y a eu sur 3 ou 4 ans, 5 ou 6 personnes qui viennent un moment donné valider un peu, on se dit un moment « tiens qu’est ce qu’on fait on continue, on fait de la musique, on en fait notre métier » et donc ce sont des avis qui comptent.
      ARNAUD
Ils ont la grâce naturelle et y’a quelque chose, quelque soit le projet sur lequel on peut les mettre, pour Guy, c’est un grand bonheur, on sait que cela sera du top.
C’est la grâce au sens de la lumière.
      Les textes : Où est ce qu’ils sortent, des tripes de qui ? du collectif ou chacun amène sa pâte ?
PHILIPPE

C’est très difficile de parler de ce qu’on fait parce que on ne s’est jamais vu sur scène. On a absolument aucune idée de ce que l’on renvoit. La vidéo ne restranscrit pas du tout ce qui se passe, on nous renvoit des choses et cà c’est ce qui est dur pour un groupe, c’est que jamais on se verra. C’est comme çà, c’est vrai qu’on défend l’idée d’être un groupe. Les Mauvaises Langues continueront tant qu’on gardera cet esprit de groupe. On fait des chansons, un texte, une mélodie, arrangements entre la scène et le studio, c’est différend, nous ce qu’on défend avant toute chose, c’est le fait d’être un groupe et à la fois sur scène mais aussi dans la vie quand on part en tournée par ce qu’un groupe c’est pas que sur scène, c’est dans le camion quand on part faire 900 kms, c’est cette aventure là qu’on défend.
      Comment cela se passe-t-il quand il y a une décision à prendre ? sur un choix de texte, de musique, qui a le dernier mot ?
PHILIPPE

On vote tout simplement, cela arrive régulièrement et on le fait pour plein de décisions.
On est 6 personnalités différentes qui quelquefois s’opposent complétement. La solution c’est de trancher.
       
      ARNAUD, comment vois-tu l’avenir proche des Mauvaises Langues ?
J’invite tous les gens du Nord à venir les voir à Paris, les 28-29 et 30 Novembre 2002 au Sentier des Halles. Le passage sur une salle parisienne pour un groupe, c’est capital. Ils auront besoin du soutien de tout le monde et je pense que assez rapidement il y aura un lever de rideau, une 1ère partie à l’Olympia.
       
     

 

 
       
       
       
     

 

INVITE SURPRISE : C’est Pierre-Benoît Casterman, Patron de la Fontaine à VERLINGHEM
       
      PIERRE-BENOIT
Il y a une histoire derrière tout çà et « Dame Choulette » y est pour beaucoup.
De tout les groupes qui se sont produits au Café « La Fontaine » ce sont les seuls qui ont vraiment retraduit l’ambiance que « La Fontaine » voulait prendre et je pense que Philippe a des yeux authentiques par rapport au regard que l’on peut avoir sur la Fontaine et c’est un grand cadeau qu’ils m’on fait, il y a à peu près 3 ou 4 ans, durant un nouvel an entre potes et çà continue. A chaque fois que j’entends la chanson « la Fontaine », cela me fait vibrer.
       
      NICOLAS
La Fontaine, c’est chargé de « choulettes ». C’est d’abord un lieu magnifique où il y a beaucoup d’âmes et d’émotions, on s’entend très très bien avec Pierre-Benoît et je pense que la chanson est belle, c’est le lieu qu’il l’a inspiré.
       
      Quand tu les as connu, ce n’était pas encore des vedettes ?
PIERRE BENOIT

Non
       
      La Fontaine se trouve dans la métropole Lilloise à VERLINGHEM.
Comment êtes vous arrivés à jouer à la Fontaine.
BENJAMIN

En fait, c’est plusieurs choses qui se sont rencontrées.
Philippe qui allait à La Fontaine depuis un bout de temps, moi et Nicolas on y
allait quand on était plus petit avec de la famille et tout çà et on s’est retrouvé là bas.
       
     

 

 
       
      MICHELLE DEMESSINE au téléphone
Je suis retenue ce soir à Paris pour ma fonction au Sénat.
Comment avez-vous connu les Mauvaises Langues ?
Au trophée de France BLEU à LIEVIN. Un coup de foudre, j’ai d’abord aimé la musique, la poésie des textes. J’étais transportée dans un autre univers à les écouter.
       
      Philippe
Merci pour le petit coup de fil. Michellle, c'est quelqu'un qu'on a eu l'occasion de rencontrer il y a 1 an 1/2, 2 ans je pense et je me souviens d'une très très longue discussion qu'on avait eue lorsqu'on était allé jouer dans une usine dans le coin "SCIA" et j'avais été touché par la sincérité qu'on a énormément parlé de ce que c'était de faire de la politique et on a passé à peu près 2 H je pense comme çà à discuter et c'est une conversation dont je me souviendrai quand même longtemps et je trouve très sympa de nous appeler là comme çà par téléphone.
       
     

Michelle, pour conclure, vous voulez dire un petit mot sur les intermittents du spectacle.

D'abord, je trouve que le groupe des Mauvaises Langues illustrent bien tout à sa façon, le potentiel que l’on a dans notre région , de créations artistiques, de créations musicales et c’est vraiment une force pour une région d’avoir de jeunes artistes qui portent en même temps la culture et le développement culturel et aussi l’image de notre région. Ils ont fait un choix dans un moment de leur vie de devenir professionnel pour travailler plus et aller encore plus loin dans leur création artistique et ça renforce encore de voir le travail qu’ils font, de voir cette ambition et leur enthousiasme qu'il faut un statut pour les intermittents du spectacle et qu’il faut se battre pour que les artistes dans notre pays, ils aient les moyens de pouvoir créer. Je suis très proche d’eux.

       
      INVITE SURPRISE : Hervé Vilard Tournée d’été France BLEU
Je suis venu saluer les artistes qui parlent, qui causent et qui chantent très très bien et qui ont quelque chose à dire. Je suis venu saluer des garçons qui m’ont émus cet été, qui m’ont apporté quelque chose.
Le 1er jour, je les regardais et je disais : ils vont y aller et puis au fur et à mesure que les jours avançaient, on voyait notre petit Philippe qui fonçait comme un lion, qui se battait et qui arrivait à faire passer ce qu’ils ont à dire. Moi, je suis venu ce soir saluer, je le dis, ça m’engage que moi, de très grands artistes.
       
      Chez eux, j’aime leurs textes, j’aime leurs musiques, j’aime aussi ce nouveau langage, franc, direct qui te parle directement sans sofistiquation, sans forcément aller prendre de grands sons. J’aime pas la chanson très sofistiquée.

 
       
      Cette génération a plutôt envie de s’intéresser aussi, je vais les comparer à Férré, Brel…, il y a dans Bruges, quelque chose qui me rappelle tout ça et j’aime beaucoup cette sensibilité et ce soir je les salue.
       
      J’ai eu une quarantaine de dates aves les Mauvaises Langues sur la Tournée France BLEU NORD.
       
      Il y a eu des moments difficiles, le jour où Hervé est tombé malade et où il a fallu le remplacer. C’est plus dur, je sentais que les gars, qu’ils avaient les jetons, qu’ils étaient démolis, c’est à dire qu’ils étaient partis vers une aventure et quand on s’entraîne dans une aventure c’est difficile.
J’avais le blues pour eux, aussi c’était pas une histoire gaie. Sinon on a bu quelques bières, ça s’est très bien passé. J’étais très heureux d’être avec eux car cela m’a régénéré, cela m’a donné envie de continuer. J’ai envie d’aller piocher plutôt dans ce sens là pour l’avenir.
       
      HERVE des Mauvaises Langues à HERVE VILARD
Tout au long des dates, on a vraiment appris une leçon de carisme, de professionnalisme et c’est vrai que l’on voyait son spectacle tous les soirs et on le connaît par cœur et c’est vrai que vraiment on a l’impression de voir un artiste complet sur scène avec énormément de métier, de passion pour son travail, de respect pour son public et ça c’est vraiment une leçon de la tournée. Hervé, merci de nous avoir appris cela.
Hervé Vilard aime Bruges, Zoé, Citoyen Citoyenne ». Ce sont des chansons qui me parlent.
       
      JULIEN et BERTRAND
JULIEN

Il y a eu beaucoup de concours
Le trophée de Radio France, il y a 2 ans en 2001 qui a fidélisé un peu notre attachement avec France BLEU .
Il y a eu une 1ère sélection faite chez France BLEU.
Une 1/2 finale à Périgueux au mois de Juillet.
On a été sélectionné pour la finale fin Août.
On a remporté tout ça, c’était un grand bonheur.
       
      On a remporté aussi plusieurs prix
Prix de Radio France
Pris de la Sacem
Prix du Conseil Régional
       
      Pour remporter le prix de la Truffe de Périgueux, il y a plusieurs étapes à franchir ?
       
      BERTRAND
2 sélections : ça nous a apporté une forme de légitimités déjà dans la région puisque l’on est revenu vainqueur et puis nationalement ça peut créer une certaine crédibilité. Cela nous a permis de faire la tournée France BLEU.
       
      JULIEN
C’est la 1ère fois que l’on sortait du territoire pour disputer un tremplin en plus le trophée RADIO France est relativement connu et réputé. En plus de le remporter, pour nous c’était très important.
       
      Vous avez vécu un concours de chansons francophones « Belle à chanter » en Belgique à Mons
JULIEN

Très bons souvenirs.
1/2 finale à Tourcoing qui nous a permis en fait de faire la finale à Mons en Belgique. De là, on a remporté ce tremplin et on a fait la 1ère partie de Louis Chédid et ça nous a ouvert les portes de la « Bien Halles de chanson » qui est une Association Belge où on a fait un festival en Septembre.
 

 
       
      INVITE SURPRISE : Daniel BARBIER, Monsieur chanson française, Jury de la Belle à chanter, n’a pu se déplacer ce soir, il est au téléphone
Ce qui m’a fait craquer, c’est évidemment les textes, les musiques, enfin tout ce qui fait de bonnes chansons comme on peut les trouver sur leur nouvel album « Du vent dans les têtes ».
       
      Ils ont un talent extraordinaire et j’ai une petite tendresse particulière pour la chanson « Bruges ».
       
      Les Mauvaises Langues se comportent aussi bien sur scène que sur disque. C’est ça les vrais artistes.
       
      Ils viendront à Mons, faire un spectacle vivant comme chez vous.
       
      Daniel BARBIER souligne de nouveau sa tendresse particulière pour la chanson « Bruges » B comme Belge c’était le titre d’une de mes anciennes émissions que parlaient des artistes belges et en plus, ils ont participé, il y a un mois à Bruxelles « Chantons Français » et ça c’est le titre de mon émission actuelle.
       
     

 

 Un salut d’Alex des Blaireaux qui passait dans les couloirs.
       
      PHILIPPE et NICOLAS
« Les francofolies de la Rochelle ».

Grand moment aussi puisque avant de faire les Francofolies de la Rochelle, on a fait le chantier des Francofolies.
Le chantier des Francofolies, c’est une semaine de formation, on se retrouve avec 8 groupes et puis on travaille la scène, le son, les textes avec des professionnels et à la fin, on fait un petit filage.
Là, on a eu la chance de rencontrer Jean-Louis FOULQUIER à la Rochelle, pendant ce chantier
.
       
      INVITE SURPRISE : Jean-Louis FOULQUIER est au téléphone, Saltimbanque, Acteur, homme de radio.
Vous restez un touche à tout curieux et inlassable coup de cœur pour les Mauvaises Langues
Le talent, ça s’apprend pas et comme on fait les chantiers, ça permet à plein d’artistes de venir.
C’est une cure de thalassothérapie pour chanteurs en manque d’amour et qui à ce moment là, ça leur permet de se ressourcer un peu. Ensuite, il y a un petit filage et ils ont 2 chansons pour se défendre et là, je suis là en général, je me mets dans un coin et par les 2 chansons, il y en a qui prouvent tout.
       
      PHILIPPE
On était assez morts de trouille. Quand on a fait ce filage à la fin de cette semaine là, on nous a dit que Jean-Louis FOULQUIER était dans la salle. C’est vrai que j’ai un souvenir particulier des balances. Cela s’est bien passé lorsqu’on a fait les filages mais toute l’après midi lorsqu’on a fait les réglages, il n’y avait plus une goutte de salive dans la bouche etc.., c’était une vraie trouille.
       
      JEAN LOUIS FOULQUIER
A ce moment là, j’avais écouté Delphine qui bosse avec moi sur les chantiers. On dit « Ok c’est bon ».
Ils ont chanté cette année devant le Ministre de la Culture. En général, les ministres restent là 10 mn dans la salle de concert. Ils passent à une autre salle de concert, etc… et là le ministre s’est installé et il a écouté tout le concert et il est sorti emballé.
       
      Pour être un artiste en haut de l’affiche, faire partager ses émotions, il faut que cela vienne des belles voix. J’ai craqué sur les Mauvaises Langues et je les suis.
       
      PHILIPPE et NICOLAS sont très sensibles à l’intérêt que porte JEAN LOUIS FOULQUIER sur eux.
       
      PHILIPPE
Quand on est rentré des chantiers de francofolies , il y a eu quelque chose qui me trottait dans la tête d’en faire complétement mon métier, et je dirais c’est la rencontre avec JEAN LOUIS FOULQUIER qui est venue vraiment me convaincre qu’il fallait que je tente l’aventure.
       
      NICOLAS
J’entends parler de JEAN LOUIS FOULQUIER depuis que je suis tout petit. C’est un grand monsieur de la Chanson Française.
J’ai vécu cela comme dans un rêve d’aller jouer aux francofolies. Le fait de rencontrer JEAN LOUIS FOULQUIER, le fait qu’il s’intéresse à ce que l’on fait.
Je suis très flatté, très heureux de l’avoir rencontré.
       
      JEAN LOUIS FOULQUIER
Les Mauvaises langues doivent aller au bout après la rencontre avec le public, personne n’est capable de dire si il y aura des millions ou des centaines de personnes qui les suivent, l’important c’est de chanter, pouvoir faire ce métier jusqu’au bout .
       
      HERVE-BENJAMIN
On a de bons rapports, de bonnes relations avec d’autres groupes. On s’est connu en commencant avec Alex des Blaireaux, Jeff.
On a fait connaissance d’autres artistes. Il n’y a pas de concurrence, d’envie, de jalousie.
Envie de faire progresser la scène du Nord Pas de Calais.
L’envie de faire savoir aux autres personnes qu’il y a des choses qui se passent à Lille, aux autres acteurs culturels en France et donc je pense que l’on a joué la coopération entre les groupes, on s’est aidé, on s’est refilé des plans, on s’est souvent cotché pour aller de l’avant.
       
      INVITE SURPRISE Vincent de Douai (59) qui travaille dans une école primaire « Louise Michel » « Fan des Mauvaises Langues et des Marcels » fan des artistes français en général
       
      J’ai été très heureux tout à l’heure d’entendre la chanson « Les Mauvaises Langues » parce que cela faisant très très longtemps que je ne l’avais pas entendu en concert.
J’ai fait beaucoup de concerts des Mauvaises Langues .
       
      JULIEN
Bonsoir Vincent, c’est Julien.
Passage des Mauvaises Langues à l’école Louise Michel, qui ont fait une petite démonstration. Les élèves avaient travaillé sur 1 ou 2 morceaux toute la semaine, et on est venu jouer avec Philippe et Nicolas et puis après toute la classe est venue à « l’hippodrome de Douai » lors d’un concert acoustique.
       
      INVITE SURPRISE : LES MARCELS ET SON ORCHESTRE
JULIEN
Merci pour la surprise, on ne s’y attendait pas du tout.
      Il y a une explication dans le choix de la chanson pour les Mauvaises Langues ?
FRANCK des « Marcels et son orchestre »

Nous on est un peu « langue de Pute » et un morceau comme la médiseuse, ça colle bien

 
       
      Est ce que vous aimez médire vous les Mauvaises Langues ?
JULIEN

Non, ce n’est pas notre genre.
       
      L’ACTU DES MARCELS
FRANCK

En ce moment, c’est grand sommeil.
Après 12 ans de tournées sans interruptions, on se met un peu en sommeil pendant une année pour composer le nouvel album don c’est carrément bien, cela nous permet de rencontrer des copains, enfin, plein de monde, des personnes que l’on n’a pas vu depuis un sacré bout de temps et puis çà nous permet d’aller au concert, de sortir un peu et puis de redécouvrir Lille, c’est une bonne chose.
       
      Vous avez tenu à être impérativement là ce soir, qu’est ce que vous avez envie de dire, par exemple à Julien, à Nicolas ou à Philippe des Mauvaises Langues ?
C’est un discours que l’on tient assez régulièrement, moi ce qui me fait drôlement plaisir, je cite souvent en référence le magazine « PRESTO » avec un super outil qu’est le catalogue, ils ont découvert qu’il y a quelques années, un peu plus de 250 groupes recensés dans cette région et des groupes terriblement structurés, des groupes qui font des choses absolument fantastiques et puis c’est une façon vraiment importante aujourd’hui de montrer que c’est une région extrêmement dynamique, très très jeune et puis c’est certainement plus le conservatoire de la misère, c’est un truc que l’on aime bien dire mais en même temps c’est encore la démonstration ce soir qui se passe plein de choses dans cette région et qu’un moment on a le sourire.
       
      Est ce qu’il y a une famille régionale, est ce que l’on se soutient entre groupes régionaux ?
Non, on se tire la bourre . Merci Franck
       
      INVITE SURPRISE : JEFF KINO qui a voulu être là aussi ce soir
JEFF KINO interprète une chanson des Mauvaises Langues « La tête sur les épaules » Version Jeff KINO et Steeve.
         
     

 

 
       
      Les Mauvaises Langues chantent une chanson de Jeff KINO avec Jeff « La Solitude ».
       
      KINO comme FRANCK des MARCELS, vous avez eu envie d’être là ce soir avec les Mauvaises Langues.
Oui, parce que c’est une belle histoire d’amour depuis un bout de temps entre nous. On s’est connu il y a 4 ans et depuis on ne se quitte plus.
       
      Qu’est ce qui vous plaît chez les Mauvaises Langues ?
Leur musique, la chanson, les paroles, c’est humain, tous les gens qui sont là ce soir, qui sont passés sur le plateau, c’est humain toute cette histoire là et on est super potes en dehors déjà. On a le même âge à peu près, on a les mêmes références et puis au niveau musical, il y a un vrai talent, une vraie écriture parce qu’il y a Phil qui écrit les textes mais il y a aussi Hervé qui écrit les textes et ils sont très doués tous les 2, ils font des supers chansons, des textes vraiment bien et puis la musique. C’est un vrai groupe et puis ils sont très soudés, ils trouvent la même harmonie.
      Qu’est ce que tu ressens de chanter la chanson d’un autre groupe ?
Cette chanson là, je l’aime bien parce qu’en fait, à chaque fois qu’on fait des bœufs dans les concerts, on l’a repris 2, 3 fois, on fait celle là en duo « la tête sur les épaules » et je l’aime beaucoup, elle est super bien écrite, vraiment bien.

 
      PHILIPPE, une petite réaction
C’est un grand plaisir d’entendre chanter une chanson à soi par quelqu’un d’autre et puis que ce soit KINO avec son truc à lui, une espèce d’émotion donc j’ai trouvé çà vraiment très bien et puis comme disait Jeff, çà fait 4 ans qu’on se suit, qu’on est ensemble, qu’on se croise au Splendid, qu’on se voit régulièrement donc au delà d’une histoire musicale, oui il y a un vrai lien.
       
      Vous avez eu un coup de cœur, les Mauvaises Langues, qui n’est pas là
HERVE

Cà s’est passé très récemment. En fait, suite au trophée Radio France, donc une Association qui développe la culture en Aquitaine a permis au groupe de faire 5 dates en Aquitaine. Donc on a fait une 1ère date à côté de Périgueux. Donc dans un 2ème temps, on a fait 4 concerts, çà s’est bien passé. Au mois d’octobre, on a eu le plaisir de le faire avec le groupe qui a gagné le trophée de Radio France qui s’appelle « CANDIDE » et qui est un trio. En fait, on le connaissait très peu et on a tous craqué. En fait, c’est très rare, parce que franchement les six collectifs, pour qu’il y en ait un toujours qui dit « oui, j’aime moins « et compagnie, et là vraiment les 6 sont tombés amoureux de ce groupe. En plus, ils sont adorables, ils ont énormément de talent. Moi, je trouve qu’ils se font que des tubes mais c’est vraiment un super groupe.
       
      On écoute CANDIDE avec la chanson qui a gagné la Truffe de Périgueux « Hypoglycémic ».
       
      INVITE SURPRISE au téléphone : JEAN MARC HAUSER « Ingénieur du son des Mauvaises Langues.
Je me suis aperçu surtout en rencontrant tout ces groupes et Guy Marseguerra, qu’il se passait quelque chose ailleurs que sur la Région Parisienne. Je trouve que dans le Nord, çà bouge beaucoup et il y a tellement de choses différentes, de groupes différents, de musiques différentes. En même temps les gens s’entendent bien, les gens sont plus gais, ont plus envie de s’amuser, de sortir. C’est une autre mentalité donc c’est vrais que si je devais déménager, j’irai dans le Nord.
       
      Message reçu, Jean Marc, Les Mauvaises Langues vous écoutent. Vous leur passer un message.
Ecoutez les gars. J’espère que cela va marcher pour vous. En tout cas, je souhaite et j’en suis carrément sûr parce qu’il y a quand même quelques chansons qui sont assez fortes. « MERDE les gars ».
       
      PHILIPPE
C’est une grande chance de travailler avec un bonhomme comme çà. C’est vrai qu’on a d’abord fait les prises de son avec Billy Luccini et puis ensuite Jean Marc qui est venu apporter au delà des mixages, une petite touche personnelle. C’est ce qu’on appelle la réalisation artistique. En tout cas, çà a même quelque chose sur l’artistique et on connaissait son CV. C’était vraiment impressionnant pour nous, mais au delà de çà, on a rencontré un bonhomme donc très vite le feeling est bien passé. On a commencé par aller au resto ensemble etc… et au bout d’1/2 h de temps, on savait que çà se passerait bien. Donc, il y a déjà les qualités du professionnel puis en même temps, c’est vraiment un mec plus que sympa, donc j’espère qu’on travaillera avec lui.
       
       

 
       
      INVITE SURPRISE au téléphone : CECILE ROGNON « Journaliste de Nord Eclair, Spécialiste des groupes régionaux ».
Ils ont de la grâce dit Arnaud Delbarre et de la grâce, il y en a eu plein au cours de cette soirée. D’abord dans les chansons qui parlent, qui savourent, tristes ou festives, qu’on reprend en chœur. Ensuite dans la simplicité du ton, dans l’écoute, l’amitié, l’humilité, le bonheur des uns et des autres. De la grâce dans les rires, bien sûr mais aussi dans l’émotion des souvenirs, dans les maudits et puis dans la force et la beauté de l’aventure.
Ils ont l’air du temps, les Mauvaises Langues, oui mais avec cette part d’humanité en plus, qui n’est plus si courante aujourd’hui. Alors, merci à eux.
       
      Réaction de PHILIIPPE
Gros merci à Cécile, c’est vrai qu’elle nous suit depuis pas mal de temps et çà me touche beaucoup ce qu’elle nous dit là.
       
      Réaction d’HERVE
C’est très gentil surtout que Cécile a l’habitude de voir beaucoup de monde, beaucoup d’artistes, donc çà a d’autant plus d’importance et en plus, Cécile fait partie des gens qui, dès le départ, en fait dès les balbutiements du groupe, nous a soutenu. Elle a fait des papiers, elle s’est déplacée voir les concerts, elle a vraiment une attitude très active envers nous comme d’autres médias, comme France Bleu Nord. On a bénéficié aussi de beaucoup d’aides et de beaucoup de chance et je suis très content que Cécile dise çà.
       
      Réaction de JULIEN
C’est vrai que les médias, depuis le début, sont très sympa avec nous. Cécile, effectivement je me souviens, au Splendid la date au tout début qu’on avait fait avec Jeff KINO et les blaireaux. Elle était déjà sur le coup, alors merci, merci Cécile.
       
      La parole à BERTRAND
Beaucoup de choses ont été dites ce soir et je ne vois pas bien ce que je peux rajouter.
C’était super cool et super sympa. Donc merci à tout le monde.
       
      NICOLAS
Comme disait Bertrand, je pense qu’on est tous content d’être venu, on ne regrette pas d’être venu.
       
      BERTRAND AJOUTE
En fait, j’ai une 309 à revendre, si çà branche quelqu’un, on s’rancarde, elle est super avec un becquet. (sacré plaisantin ce Bertrand ).
       
      Et le petit dernier BENJAMIN qui clôture la soirée.
Je ne sais pas pour qui le public a voté ce soir, mais çà a été une superbe aventure et si je quitte ce soir la Star Académy, enfin je veux dire merci à tout le monde.

 
         
     

 

 
         
     
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 Photos: Philippe BRODOWSKI

     

 Merci à Marie pour le relevé et à la frappe des textes